bobine embarquée

Je travaille chaque jour avec des images et des sons. Je m’étais posé comme contrainte, dans ce petit chantier, de ne pas faire place aux premières, dont on abuse souvent, de n’explorer que cette énigme de mon rapport si sensible aux seconds. Les exceptions sont sans doute indispensables.

Je sens la nécessité de celle-ci pour retrouver un peu de l’émerveillement muet de l’enfance, un peu de l’insouciance à aller vers, à dire, à faire, malgré le monde cadenassé des adultes, ses logiques incertaines, martelées comme des évidences. Il faut se glisser dans les interstices.

L’enfant au bouquet qui vient vers moi deviendra l’homme de la voix dans la valise noire.

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