échos martiaux

[ prise de son : Pierre Armand ]

Les sons de la nuit ont fait ressurgir ce son-là, enregistré sur le port de Port-de-Bouc, un 14 juillet, en fin de matinée, il y a un an.

Hier soir, alors qu’ordre et fanfares cédaient le pas aux pétards, je notais :

L’écho de la démesure emplit l’air de la ville. L’artifice est sur les plages cette année.
Sous ma fenêtre, la vie suit calmement son cours.
Frappant comme à distance dans la ville creuse, sans la liesse, ne reste de l’émerveillement d’enfant que l’écho martial.

Les déflagrations officielles se propagent maintenant en multiples éclats de voix.
Une basse rythmée se rapproche. Les vitres frémissent.
Klaxon, crissements de pneus soudains, chacun se crée ses manèges.