pluie qui cloche

pluie qui pèse qui plaque qui colle au zinc
pluie de lassitude de fatigue d’abattement
pluie de novembre ici
en l’absence

un vendredi matin dans la grande ville qui tousse
la grande ville qui masse amasse épuise
la grande ville au soir si belle
mais si grise au réveil

pluie qui claque mate sans écho
pluie qui leste les tracas

ne plus retourner dans le cube noir et sourd
rester un peu au chaud avant de repartir
rester un peu au sec pour croire y voir plus clair

pluie sans nuage ou le nuage c’est nous

à peine un répit un instant le temps
qu’un au-devant nouveau s’invite et goutte
et recouvre et noie sans semonce
ni pitié à peine la fraîcheur

pluie à peine qui embue ratatine les épaules
puis glace d’un coup la nuque
d’une pique solitaire

envie d’une pluie jolie comme dans la chanson


One Comment on “pluie qui cloche”

  1. J’ai écouté Barbara en même temps que votre enregistrement. Cela donne une ambiance terriblement nostalgique. Beau texte!


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